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"On a dévouvert
l'ADN de la Joconde."
par Veronique Prat
21 Oct 2006


Lumiere Technology
Nominee at the 2007
EUROPEAN - ICT PRIZE
"
Press Release
29 Jan.2007

DOSSIER DE PRESSE
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le dossier complet

Pl/EN/FR (PDF)

La Restauration virtuelle
de « La Dame à l’hermine »
de Léonard de Vinci
par l’équipe de Lumiere-Technology
  

Reportage de
LA  TRIBUNE DE L'ART
par Didier Rykner
Breves du 13 Novembre 2007
www.latribunedelart.com


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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TVP3 Pl Video

Cracovie, le 12 Novembre 2007

La société Lumiere Technology**, avec le soutien de la Fondation des Princes Czartoryski, a photographié avec sa caméra multispectrale le tableau de Léonard de Vinci, La Dame à l’Hermine , le 3 septembre 2007 à Cracovie.

À partir des informations obtenues grâce à la numérisation du panneau et à son examen visuel approfondi au Musée Czartoryski ,  une restauration  virtuelle a été réalisée par l'équipe de Lumiere Technology sur écran.

« Il s’agit d’une opération dont la fonction scientifique, tout en étant établie à partir d’observations matérielles précises, reste celle d’un support de réflexion.

En effet, seuls des essais de nettoyage entrepris sur l’œuvre elle-même permettraient de considérer qu’une restauration réelle aboutirait ou non à l’obtention d’un état proche ou analogue à celui du nettoyage virtuel.

Les premières conclusions des analyses multi spectrales  sont les suivantes :

    1/ - Un repeint noir uniforme masque la totalité du fond du portrait. Il déborde notamment avec raideur sur les contours les plus sensibles de l’œuvre, par exemple : sur la partie éclairée du visage qui se découpe sur le fond, et sur la courbe de l’épaule gauche de la Dame.
    Cette raideur est incompatible avec l’art de Léonard, infiniment délicat, Léonard recommandait l’interaction subtile de la forme représentée avec son arrière-plan (ici un fond sombre uni) donc au moyen d’un clair-obscur (chiaroscuro en italien) dépourvu de toute brutalité.
    La caméra multispectrale a relevé par endroits sur l’œuvre la couleur sous-jacente du fond initial, qui n’avait pas totalement disparu et demeurait visible ici et là. Elle était d’un ton brunâtre additionné de bleu; Léonard avait modulé la couleur de sorte à suggérer espace et profondeur. Une proposition de restitution d’un fond de ce type a été faite sur écran

    2/ - La zone inférieure du portrait a fait autrefois l’objet de remaniements qui ont désaccordé l’image à cet endroit.
    Les repeints ont été ôtés informatiquement. La main gauche de la Dame a ainsi retrouvé sa cohérence, ainsi que les manches leur couleur réelle.
    De cette façon, l’organisation spatiale voulue par Léonard dans cette zone à été restituée.

    3/ - La coiffe de Cecilia Gallerani a été débarrassée d’un repeint partant de l’oreille droite (non visible) et soulignant l’ovale du visage avec dureté sous le maxillaire.
    Cette suppression a rendu sa légèreté à la coiffe et permis de retrouver très distinctement le fin galon jaune torsadé qui surplombe actuellement les sourcils du modèle, mais qui bordait aussi à l’origine la partie montrée de l’ovale du visage.

    4/ - La peinture, quoiqu' étant en bon état général, est actuellement recouverte d’une multitude de petits repeints. Ils ont été enlevés informatiquement, rendant dès lors toute leur fraîcheur au visage, au décolleté, au galon brodé qui le borde, au collier de perles, à la main droite, aux rubans noirs des manches, à l’étoffe bleue et au velours rouge du costume, etc
    L’hermine avait également été retouchée. Elle a retrouvé sur écran son pelage blanc, méticuleusement représenté par Léonard.

    5/ - La caméra multispectrale a mis en évidence le travail technique de Léonard dans les chairs, principalement dans le décolleté. Comme dans d’autres peintures du maître antérieures aux années 1500, la matière a été en partie travaillée avec les doigts.
    Un intéressant réseau d’empreintes digitales est discernable, montrant comment Léonard a obtenu les passages entre l’ombre et la lumière grâce à sa technique digitale.

    6/ - Dans les parties de l’anatomie très altérées dans leur aspect par le fait que le fond noir actuel les chevauche en partie et abruptement, une simulation a permis d’éliminer ce défaut gênant et de rendre à ces zones essentielles (coté gauche du visage, épaule gauche) un aspect plus compatible avec le style Léonard.

    7/  Dans l’état nettoyé virtuellement, la Dame à l’hermine à retrouvé une complète cohérence stylistique par rapport aux oeuvres connues de Léonard à l’époque du premier séjour milanais de l’artiste (C.1482-1499).
    La sensation de relief est redevenue très perceptible et les moyens employés par Léonard pour y parvenir mieux révélés.
    L’effet sculptural repose sur les contrastes de l’éclairage. Le mouvement en contrapposto, marqué, beaucoup plus évident désormais, donne l’impression de la vie. »

______________________________________
 

** Pascal Cotte, photographe, inventeur de la caméra multispectrale - avec laquelle il a numérisé au Louvre "la Joconde" en 2004 -  fondateur de Lumiere Technology avec Jean Penicaut, a effectué les opérations de nettoyage, de restitutions des couleurs et des détails altérés, l’appareil permet d’obtenir une imagerie scientifique des peintures d’une précision jamais égalée jusqu’à présent.


Pascal Cotte. 

 Jean Penicaut


Contact Press:
Lumiere Technology
+33(0)1 53 63 28 50
mailto: jean.penicaut@lumiere-technology.com